La musique l’accompagne depuis son plus jeune âge, et elle a décidé d’en faire sa passion, son futur métier. Ana, jeune femme de 20 ans est depuis 3 ans chanteuse, interprète et compositrice. Le 10 octobre, elle décide de concrétiser ces années de travail en sortant son premier album Anymore. Amour, amitié, famille, un projet qui nous plonge dans la chambre d’Ana.
Un choix évident
« J’ai toujours baigné dans cela« . Comment échapper à la musique quand son père est chanteur ? Car oui, Ana est la fille du pianiste, auteur-compositeur-interprète de soul, gospel et R’n’B, Stefan Filey. « Il m’a toujours fait écouter ses musiques, il m’a toujours raconté des histoires sur ses artistes préférés, j’ai toujours baigné dans ça. » Au départ, c’était pour le « fun ». Ana chantait avec son père sans prendre cela au sérieux. C’est au lycée, confrontée à la fameuse question « Que voulez-vous faire plus tard ?« , qu’elle a commencé à se rendre compte qu’elle pourrait réellement s’épanouir dans la musique.
« Si t’as une passion, t’en fais ton métier« . C’est la mentalité dans laquelle Ana a grandi. Sûre de son choix, ses parents l’accompagnent encore aujourd’hui dans cette vie de chanteuse qu’elle n’est pas prête d’arrêter d’aussitôt. « Quand je leur ai dit que la musique c’était ce que je voulais faire et que j’en étais sûre, ils ont juste dit : on sera là pour toi et maintenant on va t’aider.«
La musique comme thérapie
Cela peut paraître un peu cliché, mais comme pas mal d’artistes, la musique est une thérapie pour Ana. « C‘est vraiment thérapeutique et quand j’ai des choses à dire et que je ne sais pas trop comment le faire, j’écris des chansons. » Elle n’a que 20 ans, la vie devant elle, et dans ses morceaux, c’est ce qu’elle veut transmettre en parlant des choses de son âge. Déception amoureuse ? Elle va dans sa chambre pour chanter et créer. Une rencontre qui l’a marquée ? Elle compose au piano. La musique pour Ana est comme un journal intime. « Je voulais rester fidèle à ce que je suis et à l’âge que j’ai aussi. Je ne voulais pas trop me grandir pour autant.«
Une création familiale
Pour préparer Anymore, elle a pu compter sur un entourage précieux. « Le projet est né grâce à trois personnes : moi, Ben Molinaro et Stefan Filey, mon père« . La connexion en studio était immédiate et cela depuis leur première rencontre il y a trois ans. Depuis, ils se réunissent désormais chaque semaine, bien sûr, pour faire de la musique.
La création d’Anymore s’est déroulée avec une belle fluidité. Ana n’a pas rencontré de difficultés majeures, portée par ce « trio de choc », comme elle aime l’appeler. « On a commencé à tester des choses sur des prods qu’ils avaient faites tous les deux, et ça marchait plutôt bien. Ensuite, le deuxième processus, c’était que j’apportais mes compositions et on en faisait quelque chose. »
La pochette de l’album vous dit quelque chose ? C’est normal. C’est une référence à Love Deluxe, l’album culte de Sade. Le choix du noir et blanc ne relève pas d’une simple inspiration du disque sorti en 1992 : il répond à une volonté précise. « Je voulais que l’album soit intemporel, que dans 10 ou 20 ans il garde la même force« .
L’aspect familial, au cœur du projet, se retrouve jusque dans la création visuelle. Le père est présent sur l’album… et la mère aussi ! C’est Laetitia Duarte, photographe et maman d’Ana, qui est derrière la pochette d’Anymore. Une manière de renforcer l’un des fils conducteurs du disque : la famille comme source, comme repère, comme inspiration profonde.
Anymore : le journal intime d’Ana
Bien qu’Ana ait le français pour langue maternelle, elle chante remarquablement bien en anglais. Ce choix n’a rien d’anodin : elle a grandi bercée par de nombreuses influences anglophones. De plus, Ana se sent plus libre, plus franche et plus directe lorsqu’elle s’exprime en anglais. « Je pense que l’anglais me permet d’être plus honnête dans ce que je dis, sans forcément mettre de filtre, d’être plus cash. »
On peut dire d’Ana qu’elle est la nouvelle Jorja Smith française. Naviguant entre la soul, le R’n’B et la pop, sa voix s’accorde parfaitement à ses productions et celles de Ben Molinaro et de son père. Sa douceur s’est également mêlée aux sonorités de la trompette de Ludovic Louis ou encore à la batterie de Gaspard Gomis.
Cet album de dix titres est d’une profondeur touchante, abordant des thèmes universels sur lesquels il est facile de s’identifier. On plonge dans l’intimité d’Ana, une jeune femme de 20 ans, et suit le fil de ses émotions avec une douce sincérité. Entre joies, tristesses et élans amoureux, l’artiste esquisse le portrait sensible d’une génération qu’elle voit de ses propres yeux.
Plus qu’une simple succession de chansons, cet album se vit comme un journal intime musical. Il évoque en nous la nostalgie des premiers départs, la vibration des rencontres qui changent tout, et la mélancolie douce des souvenirs qui façonnent. Les mélodies portent des paroles qui sonnent juste, comme des confidences murmurées à l’oreille.
Cet album est une invitation à revenir sur nos propres vingt ans, à revisiter nos paysages intérieurs. Il nous rappelle que les émotions, même les plus fragiles, sont le socle d’une existence pleinement vécue. Une œuvre sincère et nécessaire, qui résonne longtemps après la dernière note.
Une concrétisation sur scène
« Je pourrais pas m’arrêter« . Et c’est bien pour cela qu’après la sortie de son album, Ana prevoit pour 2026 des sorties sur scène. Le 5 février 2026, au Sunset, vous aurez l’occasion d’entendre la douce voix d’Ana accompagné de Maïm, Lyza Porter, Cylia pour les choeurs, Alex Grolée à la guitare, son père au piano et Ben Molinaro à la basse.
Avec Anymore, Ana ne livre pas seulement un premier album, elle ouvre les portes de son monde. Entre héritage assumé et voix personnelle, elle réussit le pari de parler à tous en restant profondément fidèle à elle-même. Portée par un cercle familial et artistique précieux, elle transforme l’intime en universel, et les émotions d’une jeune femme de 20 ans en mélodies qui touchent droit au cœur.
Plus qu’un aboutissement, cet album marque le début d’un parcours prometteur. Déjà, la scène l’attend, et avec elle, la promesse de partager ces chansons dans un cadre tout aussi authentique et chaleureux. Ana n’a pas fini de nous chanter la vie, la sienne, et peut-être aussi, un peu, la nôtre.