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Du Charbon dans les Veines : la pièce aux 5 Molières au théâtre du Palais-Royal

Par Morgane Huby | Publié le 18/11/2025

L’auteur d’Adieu Monsieur Haffmann et du Petit coiffeur change de décor et de thématique pour sa nouvelle pièce du Charbon dans les Veines. Pour autant, on y retrouve les mêmes ingrédients chers au succès de Jean-Philippe Daguerre : des sujets parfois sombres mais toujours abordés avec lumière et joie. Le metteur en scène émérite nous donne ici en tout une belle leçon de philosophie, appréciable en ces temps troublés et anxiogènes.

La pièce a reçu 5 Molières. Que représente cette distinction pour vous ?

J.Ph : « Cela permet (avec une pièce qui aborde un sujet sombre a priori et où ne figure au casting aucune « star ») d’avoir un rayonnement sur Paris, surtout lorsqu’avec une offre conséquente, les spectateurs vont privilégier des comédies et des têtes d’affiche. Le public va ainsi dépasser son appréhension en faisant confiance aux Molières ! »

Du Charbon dans les Veines…voilà un titre qui laisse à penser à une thématique loin d’être drôle. Pour autant, vous abordez les choses avec optimisme. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J.Ph : « L’univers des mineurs, des Gueules Noires, traduit un monde difficile, dans une époque où la pauvreté ouvrière est une réalité. Mais il y a aussi dans ces milieux populaires de la joie et parfois de l’humour, qui permet de mettre sa souffrance à distance. De ces gens de peu, on a beaucoup à apprendre sur le lien social, la solidarité et la fraternité. Ma pièce parle d’une époque révolue mais qui peut faire écho : chez les mineurs, toutes les confessions, les races sont gommées et le vivre ensemble fonctionne. C’est ce message que je tente de faire passer au public. Mais attention, ma pièce est aussi drôle, on y rit ! Et les jeunes générations peuvent aussi s’identifier aux personnages, vivant finalement les mêmes émois. Je suis convaincu que l’être humain est force de bonté et de beauté même dans des lieux qui en sont privés. Je reste un éternel optimiste s’agissant de la nature humaine ».

Comment s’est fait le choix de la distribution ?

J.Ph : « Toute la pièce s’est construite autour de Raphaëlle Cambray, fille de mineur et petite-fille de tenancière. Ensuite, j’ai choisi des gens que j’aime, avec qui, pour certains, j’avais déjà travaillé ».

La musique et l’accordéon en particulier occupent une place importante. Pourquoi ce parti pris ?

J.Ph : « Un ami m’a parlé de son père, mineur, qui jouait de l’accordéon. Cela m’a inspiré. J’ai toujours de la musique dans mes pièces. L’art est vital pour moi et les artistes font du bien à notre société. La musique permet par exemple de s’élever ».

Comment convaincre de venir voir votre pièce, du Charbon dans les Veines ?

J.Ph : « C’est la pièce la plus joyeuse du moment ! Et c’est aussi une pièce remplie d’espoir ! »

Pour plus d’informations :

www.theatrepalaisroyal.com

38, rue de Montpensier
75001 PARIS
Tél. : 01 42 97 59 76