Du 20 au 24 octobre 2026, l’exposition Korean Possessions investit l’espace Mignon Yu à Paris. Imaginé par Bernal & Semerciyan en collaboration avec Mignon Yu, ce projet artistique explore les échanges culturels entre la France et la Corée à travers des objets, des œuvres et des savoir-faire traditionnels, dont le papier hanji.
Et si les objets racontaient une histoire diplomatique ? Avec Korean Possessions, Bernal & Semerciyan et Mignon Yu imaginent la collection personnelle d’une ambassadrice coréenne fictive. Installée dans un appartement aux volets clos, cette collection devient le point de départ d’une exploration des liens entre art coréen, mémoire et identité culturelle.
Objets artisanaux, créations hybrides franco-coréennes, archives imaginaires et souvenirs domestiques composent cet intérieur fictif. Chaque pièce témoigne d’une identité façonnée par ce que l’on conserve, reçoit ou rapporte de voyage. Au-delà de leur fonction esthétique, les objets deviennent ainsi les témoins d’une culture en mouvement, entre héritage, interprétation et appropriation.
Art contemporain coréen : des échanges entre deux cultures
Troisième chapitre d’un cycle initié en 2024 chez Mignon Yu, Korean Possessions s’inscrit dans une année symbolique pour les relations franco-coréennes. En 2026, la France et la Corée célèbrent les 140 ans de leurs relations diplomatiques. Cette année marque également l’inscription du hanji, papier traditionnel coréen fabriqué à partir de fibres de mûrier, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco.
Ces deux événements nourrissent une réflexion sur la circulation des savoir-faire et la transmission des connaissances. L’exposition réunit différentes approches de la culture coréenne : celles d’artistes vivant en Corée, de membres de la diaspora coréenne et de créateurs qui explorent cet héritage depuis l’extérieur.
Le projet questionne ainsi la manière dont les symboles culturels évoluent lorsqu’ils franchissent les frontières et rencontrent d’autres sensibilités. Une façon d’interroger les représentations de la Corée à travers le regard des artistes et des designers.
Le hanji, un savoir-faire traditionnel au cœur de l’exposition
Le papier hanji occupe une place particulière dans Korean Possessions. L’exposition est soutenue par l’association Mirae Hanji et Ahn Chi-yong, fabricant de papier installé à Goesan et reconnu comme « Trésor national vivant », qui a fourni l’ensemble du papier utilisé pour le projet. Sa présence pendant l’exposition souligne l’importance de la transmission des savoir-faire artisanaux coréens.


La scénographie, ainsi que la sélection du mobilier et des objets, sont signées par Camillo Bernal et Graziella Semerciyan. Mignon Yu assure, de son côté, la sélection des œuvres picturales.
En imaginant la collection d’une ambassadrice qui n’existe pas, Korean Possessions propose une autre manière d’aborder les relations entre la France et la Corée. Les objets y deviennent des fragments de récits, porteurs de mémoire et de références culturelles. Une exposition qui invite à considérer les échanges artistiques comme des histoires vivantes, en constante recomposition.
Dates : du 20 au 24 octobre 2026
Horaires : de 12 h à 18 h
Adresse : 5 rue des Augustins, Paris
Vernissage : mardi 20 octobre, de 18 h à 21 h
Dates : du 20 au 24 octobre 2026
Horaires : de 12 h à 18 h
Adresse : 5 rue des Augustins, Paris
Vernissage : mardi 20 octobre, de 18 h à 21 h